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La rénovation du musée des Beaux-Arts
L'architecture néoclassique du musée a nécessité des besoins de consolidation ce qui engendre une fermeture temporaire.
Après la rénovation du bâtiment, la conception technique d’un nouveau musée
La rénovation du Musée d’Art et d’Histoire de La Rochelle est un chantier d’envergure qui s’écrit par étapes depuis l’alerte structurelle de 2018. Après une fermeture partielle puis totale à l’hiver 2019, un diagnostic sanitaire et patrimonial approfondi a été mené entre 2020 et 2021. Ses conclusions ont conduit à la conception d’un projet global de réhabilitation, organisé en deux phases : d’abord la consolidation du bâtiment, puis la refonte complète du parcours muséographique.
La première phase, consacrée au clos et au couvert — charpente, toiture, huisseries, façades — a débuté fin 2021 et s’est achevée courant 2024. Grâce à un important soutien financier de l’État, de la Région et du Département, elle a permis de sécuriser et restaurer l’édifice. Cette étape décisive a également marqué une évolution majeure : le musée dispose désormais de l’ensemble du site, ouvrant la voie à une rénovation plus ambitieuse. Si l’aménagement de la cour reste en attente pour les besoins logistiques du prochain chantier, l’essentiel de la phase 1 est aujourd’hui accompli.
Un nouveau parcours muséographique
Le projet est désormais pleinement engagé dans sa phase 2, initiée en 2022 par un concours d’architectes destiné à repenser le parcours muséographique, la mise en accessibilité, les circulations internes, l’extension du bâtiment et la restauration du jardin.
Le jury a retenu la proposition de l’architecte Michel Goutal, distinguée pour son respect des attentes fonctionnelles : un parcours chrono-thématique cohérent, des déplacements fluides à tous les étages, des espaces de médiation, une salle dédiée aux expositions temporaires et un jardin intégré au circuit de visite. Le projet a séduit également par l’identité forte qu’il propose, notamment à travers la future « Cour du lapidaire », qui valorisera les vestiges architecturaux provenant d’édifices anciens souvent disparus, faisant le lien entre la ville et les collections.
Des étapes cruciales
En 2025, le projet a franchi une première étape essentielle : l’avant-projet sommaire a été validé.
Cette phase permet de vérifier les grandes options techniques, notamment la gestion climatique ou encore l’intégration des équipements. C’est un temps de réflexion important : les choix techniques concernant le bâtiment et la présentation des collections doivent s’inscrire dans la durée. La prochaine étape est celle de l’avant-projet définitif, qui précise l’implantation des collections et les solutions techniques. Elle ouvre la voie au dépôt des permis, aux consultations d’entreprises, puis au lancement des travaux, qui donneront naissance au musée rénové de demain.












