- Infos Pratiques
- Réservation
-
Recherche
Les pages les plus consultées
- Agenda

Le musée continue d'acquérir des œuvres
La fermeture du musée ne signifie pas un arrêt total d'activité : bien au contraire, la collection continue d’évoluer et le musée prépare dès aujourd’hui le visage des expositions de demain.
Les acquisitions se poursuivent pendant les travaux
Depuis sa fermeture pour travaux en 2019, le futur Musée d’Art et d’Histoire de La Rochelle n’a jamais cessé de remplir l’une des missions essentielles des musées de France : enrichir ses collections. Même portes closes, le travail se poursuit en coulisses, guidé par la volonté d’étoffer les corpus d’artistes majeurs liés à la ville et de renforcer la dimension historique des collections. Chaque année depuis la fermeture, entre une et trois œuvres ont ainsi rejoint le fonds, soit par achat, soit par don.
La Société des Amis des Arts de La Rochelle joue dans cette dynamique un rôle déterminant. Fondatrice du musée au XIXᵉ siècle et fidèle mécène depuis toujours, elle accompagne régulièrement les acquisitions ou les restaurations. Ces dernières années, son soutien a permis l’entrée dans les collections de plusieurs artistes significatifs : des œuvres de William Bouguereau, de Louis Suire, ou encore récemment de Gaston Balande. Par le biais de legs ou de dons, la Société des Amis des Arts demeure un relais précieux entre la création artistique et le patrimoine public.
Perspectives sur notre histoire récente
Le musée procède également à des achats ciblés, guidés par des besoins scientifiques et muséographiques. En 2020, des œuvres de Laurent Millet, figure importante de la photographie contemporaine, ont ainsi été acquises. Plus récemment, en 2023-2024, le musée s’est porté acquéreur d’untriptyque monumental de Nicolas Daubanes, artiste dont la notoriété ne cesse de croître. Mesurant 1,70 m de haut pour 3 m de large, cette œuvre spectaculaire représente l’incendie de l’Hôtel de Ville de La Rochelle, un événement qui a profondément marqué la mémoire collective. Daubanes l’a réalisée à partir des photographies de l’incendie, en utilisant sa technique singulière de la limaille de fer aimantée, offrant au spectateur une vibration visuelle et une fragilité matérielle qui renforcent la portée tragique du sujet.
Cette acquisition majeure occupera une place centrale dans le futur parcours muséal, puisqu’elle en constituera la conclusion : une ouverture sur le XXIᵉ siècle et sur une page récente de l’histoire rochelaise.
Le soin de la conservation
En parallèle, le musée continue d’acquérir ou d’accepter en don des œuvres, en particulier d’arts graphiques — cartes, dessins, gravures — parfois en doublon. Ces pièces, fragiles et sensibles à la lumière, ne peuvent être exposées en continu ; disposer de plusieurs exemplaires permet de renouveler les présentations tout en assurant une conservation optimale. Cette pratique, déjà en œuvre au Musée du Nouveau Monde, sera appliquée dans le futur Musée d’Art et d’Histoire.
Malgré la fermeture du bâtiment, la collection continue donc d’évoluer. Entre mécénat actif, rencontres avec les artistes et opportunités d’acquisition, le musée prépare dès aujourd’hui le visage des expositions de demain.